| À propos du site... Bonjour et bienvenue sur ce site. Celui-ci est dédié à des idées, des travaux, à la vision des choses. C'est un carnet accessible à tout moment qui sert de carte de visite, mais aussi de recueil de notes et d'idées, enrichi au fur et à mesure. de mon CV... Indépendant, inscrit à la Maison des Artistes. Beaux-arts en dessin publicitaire, typographie et composition typographique plomb, sélection des couleurs et chromie, fabrication en édition de livres d'art. Freelance auprès d'agences de communication en direction artistique et création. Peintre et sculpteur. Passion pour les symboles en général et ceux de la couleur en particulier. Nombreux séjours au Canada, auprès des peuples natifs de la Côte ouest. Devise : c'est le vide autour du trait, qui fait voir le trait et non le trait lui-même. (Katsushika Hokusai) ...et du typographe Tout d'abord, je vais parler de la typographie qui est son art. L'art de la typographie, au travers d'un langage et de règles, a pour but de créer un effet perceptible par les sens. Cet effet est transmis par l'emploi de signaux visuels, ils provoquent une sorte de modification du plan psychologique. Cette modification allant dans le sens de la transcendance, de la sublimation et de l'enrichissement spirituel. Ce n'est pas pour rien que la typographie est apparue en même temps que l'on bâtissait les cathédrales. Les règles de mise en page comme les 1/3, 2/3, le chiffre trois servant de base au comptage en point 3, 6, 9, 12 soit un cicéro, les deux métaux éminemment alchimiques que sont le plomb et l'antimoine pour les caractères permettaient et permettent encore d'atteindre le but de transcendance. Un typographe, au travers de son art, met un auteur en liaison directe avec un lecteur. Le plomb est transmuté en or, l'essence de la pensée est portée là où elle doit être chez le lecteur, sans modification, un langage subtil s'opérant alors. Le typographe, de part son "initiation" lui donnant le pouvoir de transcender est, bien sur, un être particulier. La typographie permettant de diffuser à un grand nombre de lecteur, ce qui était réservé à une élite, le typographe devait être sérieusement contrôlé par les pouvoirs politiques et spirituels et lui, d'apprendre à résister, voir désobéir. La notion de compagnon typographe prenait alors son sens. Ils se reconnaissaient au port de l'épée dans un premier temps, ils imposaient des règles de conduites aux éditeurs comme l'interdiction faite aux apprentis, en période d'hiver, d'aller chercher l'eau destinée au mouillage du papier, car trop dangereux pour eux. Ils ont nourri les académies interdites. Plus tard, ils mettent en place un fond de solidarité pour les veuves de typographes et créent les "chapelles", assemblées de typographes, qui dénonçaient les mauvais patrons, interdisant aux membres de travailler pour eux. Le respect des règles était l'affaire de tous et comme il fallait bien un intermédiaire entre le patron et les compagnons, ceux-ci nommaient parmi eux une personne, qui avait le rôle d'un chef d'atelier, que l'on appelait un "prote". Au travers de ce bref historique, je tente de faire comprendre que l'esprit du typographe est toujours vivant, il continue à diffuser et transcender, il impose le respect des règles aux éditeurs de logiciels et il est présent face aux tentatives de contrôle et à l'injustice. Enfin j'en appelle à tous ceux qui utilisent la typographie, qu'ils ne perdent pas de vue qu'ils s'adressent à l'esprit et que ce n'est pas un moyen de satisfaire "l'ego du créatif" ayant pondu un flan. Dessiner une nouvelle police a une finalité, celle de la transcendance. Une typo "trash" est redoutable, car elle devient obscène, hors de la scène, elle génère sa propre séduction et ne laisse plus de place pour porter l'idée, au contraire elle s'impose des artifices de couleurs ou d'image et du coup tourne en boucle sur elle-même. | |